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Information : Le préfet de Corrèze a signé le 21 avril 2017 le permis de construire concernant la construction du parc éolien demandé par Raz Energie

 

Historique du projet :

11/07/2011 Réunion d'information de l'avant projet à Clergoux

27/09/2011 Conseil municipal : vote sur le projet d'étude éolien

11/05/2012 Présentation de l'avancement aux mairies de Clergoux et de St Pardoux

16/05/2012 Visite sur le terrain avec le Conservatoire des Espaces Naturels.

07/06/2012 Réunion CEN

07/06/2012 Réunion à Clergoux avec les Elus des communes concernées

09/04/2013 Le conseil municipal du 9 avril 2013 auto­rise Madame le maire, Cécile Fauché, à signer la promesse de bail de location des parcelles municipales. Ce qui sera fait le 4 juin 2013.

10/07/2013 journée d’information de la population à saint-Pardoux par l'entreprise Raz énergie en présence des élus.

06/09/2013 Autorisation de pose d'un mât de mesure du vent.

12/03/2014 Accord convention câblage et chemins d’accès

Après les élections municipales de mars 2014, la nouvelle municipalité exige que le projet éolien précédemment engagé soit assorti de la création d’une activité permettant l’embauche de personnel local. Début de réflexion sur la création d'une entreprise à saint-Pardoux.

09/2014 Convention de sponsoring pour le comice agricole à St Pardoux.

06/09/2014 Comice agricole avec la présence toute la journée de l'ingénieur responsable du projet qui distribue un document d'information sur le projet.

11/2014 nouvelle rencontre entre la municipalité et des représentants de l'entreprise.

05/11/2014 sabotage du mât de mesure par un acte de délinquance caractérisée.

11/2014 bulletin d’information envoyé aux habitants par l'entreprise.

13/12/2014 journée d’information publique à saint-Pardoux par 4 ingénieurs de l'entreprise en présence des élus.

14/01/2015 réunion avec le CEN au sujet des zones humides et des compensations possibles

15/01/2015 Réunion avec l’ONF au sujet des forêts communales et des compensations possibles

03/02/2015 Réunion au Pôle éolien DREAL avec la DDT à Brive la Gaillarde : présentation du projet et de l’étude paysagère.

15/05/2015 remplacement et réimplantation du nouveau mât de mesures du vent.

15/05/2015 bulletin d’information envoyé aux habitants de St Pardoux par voie postale par l'entreprise.

06/06/2015 « voyage des éoliennes » visite d’un parc éolien en Haute-Loire avec tous les habitants qui le souhaitaient après invitation envoyée personnellement par l'entreprise.

17/07/2015 dépot du permis de construire.

24 Juillet 2015, l’entreprise s’engage, par une lettre de M. Samson PDG de Samfi-invest, sur le principe de la création de trois emplois sur la commune pendant toute la durée d'exploitation des éoliennes.

1er août 2015 Débat public sur l’implantation des éoliennes lors de l’assem­blée générale des habitants de St Pardoux.

Du 23 septembre au 7 octobre 2016 : Mise à disposition du public du dossier de demande de défrichement de 4ha40.

10 avril 2017 signature par la DDT de la Corrèze de l'autorisation de défricher

21 avril 2017 signature du permis de construire du parc éolien par M. le Préfet de la Corrèze.

 

Documents à télécharger :

- Un ensemble de questions et réponses sur la présence d'éoliennes dans l'environnement. (d'après un document Taranis et Energies citoyennes en pays de Loire)

- Estimations provisoires des retombées de l'implantation d'éoliennes pour la commune, la communauté de commune, le département.

- Dossier de présentation du projet de St Pardoux.

- Dans l'air du temps, l'énergie éolienne (document ADEME).

- Avis de l’Anses
Rapport d’expertise collective
(à télécharger ici)

 

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DE L’AGENCE

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail reprend les conclusions et recommandations formulées ci-dessus par le CES «Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements ».

L’Anses rappelle que les éoliennes émettent des infrasons (bruits inférieurs à 20 Hz) et des basses fréquences sonores. Il existe également d’autres sources d’émission d’infrasons qui sont d’origine naturelle (vent notamment) ou anthropique (poids-lourds, pompes à chaleur, etc.). Les campagnes de mesure réalisées au cours de l’expertise ont permis de caractériser ces émissions pour trois parcs éoliens.

De manière générale, les infrasons ne sont audibles ou perçus par l’être humain qu’à de très forts niveaux. À la distance minimale d’éloignement des habitations par rapport aux sites d’implantations des parcs éoliens (500 m) prévue par la réglementation, les infrasons produits par les éoliennes ne dépassent pas les seuils d’audibilité. Par conséquent, la gêne liée au bruit audible potentiellement ressentie par les personnes autour des parcs éoliens concerne essentiellement les fréquences supérieures à 50 Hz.

L’expertise met en évidence le fait que les mécanismes d’effets sur la santé regroupés sous le terme « vibroacoustic disease », rapportés dans certaines publications, ne reposent sur aucune base scientifique sérieuse.

Un faible nombre d’études scientifiques se sont intéressées aux effets potentiels sur la santé des infrasons et basses fréquences produits par les éoliennes. L’examen de ces données expérimentales et épidémiologiques ne mettent pas en évidence d’argument scientifique suffisant en faveur de l’existence d’effets sanitaires liés aux expositions au bruit des éoliennes, autres que la gêne liée au bruit audible et un effet nocebo, qui peut contribuer à expliquer l’existence de symptômes liés au stress ressentis par des riverains de parcs éolien.

Cependant, des connaissances acquises récemment sur la physiologie du système cochléo- vestibulaire ont révélé chez l’animal l’existence d’effets physiologiques induits par l’exposition à des infrasons de forts niveaux. Ces effets, bien que plausibles chez l’être humain, restent à démontrer pour des expositions à des niveaux comparables à ceux observés chez les riverains de parcs éoliens. Par ailleurs, le lien entre ces effets physiologiques et la survenue d’un effet sanitaire n’est aujourd’hui pas documenté.

Dans ce contexte, l’Anses recommande : En matière d’études et de recherches :

  • de vérifier l’existence ou non d’un possible mécanisme de modulation de la perception du son audible par des infrasons de niveaux comparables à ceux mesurés chez les riverains ;

  • d’étudier les effets de la modulation d’amplitude du signal acoustique sur la gêne ressentie liée au bruit ;

  • d’étudier l’hypothèse de mécanismes d’effets cochléo-vestibulaires pouvant être à l’origine d’effets physiopathologiques ;

  • de réaliser une étude parmi les riverains de parcs éoliens qui permettrait d’identifier une signature objective d’un effet physiologique.

    En matière d’information des riverains et de surveillance des niveaux de bruit :

    • de renforcer l’information des riverains dans la mise en place des projets d’installation de parcs éoliens et la participation aux enquêtes publiques conduite en milieu rural ;

    • de systématiser les contrôles des émissions sonores des éoliennes pendant et après leur mise en service ;

    • de mettre en place, notamment dans le cas de situations de controverses, des systèmes de mesurage en continu du bruit autour des parcs éoliens (en s’appuyant par exemple sur l’expérience acquise dans le milieu aéroportuaire).

      Enfin, l’agence rappelle que la réglementation actuelle prévoit que la distance d’une éolienne à la première habitation est évaluée au cas par cas, en tenant compte des spécificités des parcs. Cette distance est au minimum de 500 m, elle peut être étendue, à l’issue de la réalisation d’une étude d’impact, afin de respecter les valeurs limites d’exposition au bruit.

      Les connaissances actuelles en matière d’effets potentiels sur la santé liés à l’exposition aux infrasons et basses fréquences sonores ne justifient ni de modifier les valeurs limites existantes, ni d’étendre le spectre sonore actuellement considéré.

      Dr Roger GENET

      voir la suite de l'étude sur : https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2013SA0115Ra.pdf
 
   

Les questions énergétiques représentent l'un des défis majeurs de notre siècle. Face au réchauffement climatique et à l'épuisement des ressources fossiles et fissiles, notre regard sur l'énergie doit être modifié : le «consommer mieux» doit remplacer le «produire plus». Cette «transition énergétique» s'impose pour les générations actuelles et futures.
Plusieurs études montrent qu'une transition énergétique d'ici 2050 est possible, si l'on applique une démarche en trois temps :
- la sobriété, qui consiste à réduire notre consommation d'énergie à travers des usages différents et plus responsables de l'énergie
- l'efficacité, qui consiste à réduire la quantité d'énergie nécessaire pour satisfaire un service énergétique donné, essentiellement via des choix techniques
- le recours aux énergies renouvelables, qui permet d'utiliser des énergies moins polluantes et plus soutenables pour couvrir la consommation résiduelle. C'est à ce titre que nous pouvons nous tourner, entre autre, vers l'énergie d'origine éolienne.
A St Pardoux la Croisille, le projet se développe dans un souci de transparence avec la population. Début 2013 une première réunion d'information a eu lieu au moment où les études techniques débutaient pour en expliquer la démarche (étude d'impact sur l'environnement, la faune, la flore, le paysage, le patrimoine, l'acoustique, la force et la direction du vent...). Ces études ont eu lieu et sont en grande partie terminées. Elles ont montré que l'emplacement définitif des éoliennes devaient un petit peu être modifié par rapport au projet de départ. Une seconde réunion d'information va maintenant avoir lieu samedi 13 décembre de 10 heures à 16 heures pour que chacun puisse trouver le temps de venir se renseigner au moment de son choix ce jour là et prendre connaissance des résultats de ces études. Une visite d'installation sera proposée pour le début de l'année 2015 et les habitants de St Pardoux qui le voudront pourront s'inscrire pour voir (et entendre…) l'impact d'une installation éolienne dans un site forestier comparable au notre.
Certains sèment la peur chez les habitants en insinuant l'existence de dangers pour la santé. Considérant avec sérieux cette affirmation, nous avons donc pris au hasard en France, des communes dont les sites éoliens sont installés depuis 5 à 10 ans. Nous avons téléphoné aux médecins de ces communes pour leur demander si des pathologies étaient apparues depuis l'arrivée des éoliennes dans leur environnement. Tous nous ont affirmé n'avoir jamais observé le moindre rapport entre ces installations et un aggravement de symptômes anciens ou nouveaux. Les seuls médecins qui alarment les populations n'ont pas eux mêmes de clientèle vivant à proximité d'éoliennes, il est vrai qu'ils emploient fréquemment le conditionnel dans leur contributions.
Dire que l'éolien en Corrèze est avant tout une opération financière, est une réalité, comme l'est toute implantation industrielle, où qu'elle soit. Personne n'a jamais vu un investisseur dépenser 22 millions d'€uros comme à St Pardoux, sans en attendre une rentabilité quelconque. Ces investisseurs viennent pour gagner de l'argent, et leur présence sur le territoire peut permettre un développement local, par les taxes qu'ils apporteront aux communes qui les acceptent. Avec ces revenus nouveaux, les communes pourront développer de nouveaux services publics, baisser la part communale de la taxe d'habitation pour leurs habitants et engager un développement qui fait défaut à notre région du fait du manque d'investissements. Tout ceci dans le contexte de diminution drastique des contributions de l'état. On peut critiquer ces investissements et souhaiter rester dans un environnement vieillissant. La possibilité d'avoir un territoire plus vivant et plus dynamique nous est ouverte, il est dommage de la laisser partir ailleurs.

 

Comment est constituée la facture d'électricité ?

La production et la commercialisation de l'énergie : 29,2%
L'acheminement, la création, l'entretien et la maintenance des réseaux : 37%


Les taxes 33,7% dont :
TVA : 15% dont 5,5% sur l'abonnement et les taxes locales et à 20% sur la consommation.
TCFE : taxe sur la consommation finale 5,8%. Réservée aux communes, département, état.
CSPE : Contribution au Service Public de l'Electricité. 10,7%. Pour compenser les charges liées aux missions de service public, les surcouts de production d'électricité dans les iles, les politiques de soutien aux énergies renouvelables, le tarif social en faveur des clients démunis.
CTA : Contribution Tarifaire d'Acheminement. 2,2%. servant à financer les retraites des employés des industries électriques et gazières.

 

La part de l'éolien représenterait donc 1,5% du total de la facture d'électricité soit 5 à 10 €uros par ménage selon la consommation.

Dans l'actualité :
France 3 samedi 22 novembre

Corrèze : le parc éolien de Saint-Pardoux-la-Croisille cible de vandalisme
Consternation des promoteurs du parc éolien de Saint-Pardoux-la-Croisille après le saccage d'un mât de mesure. Des actes de vandalisme commis début novembre. Le montant du préjudice s'élève à 75 000 euros.

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/2014/11/22/correze-le-parc-eolien-de-saint-pardoux-la-croisille-cible-de-vandalisme-597828.html

 

Depuis la révision de la carte du schéma régional éolien, de nombreux secteurs sont éligibles en Corrèze. Les projets se multiplient, comme dans cette petite commune située à 17 km de Tulle. Le projet à l'étude depuis 3 ans, porte sur 20 millions d'euros pour sept éoliennes de 3 MW qui seraient implantées sur des terrains publics mais aussi des parcelles privées. Mais depuis depuis quelques mois, un vent de colère souffle à Saint-Pardoux-la-Croisille où un mât de mesure a été saccagé dans la nuit du 3 au 4 novembre dernier. Des actes de vandalisme unanimement condamnés mais qui relancent le débat au sein de cette commune rurale qui pourrait engranger près de 140 000 euros de recettes supplémentaires. Le promoteur, RAZ Energie, rappelle que ce projet d'implantation s'inscrit dans le schéma régional éolien Limousin dans le cadre du plan de transition énergétique qui prévoit de porter à 32% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique en 2030 et de diviser par deux la consommation d'énergie à l'horizon 2050.

reportage : julie Radenac, Jean-Christophe Nicolas